Adresse
Av du Casino 51
1820 Montreux
Horaire
lundi - vendredi : 09h - 18h
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Extraction des dents de sagesse : les cas où elle est justifiée, ceux où la surveillance suffit, et comment la décision se prend au cabinet à Montreux.
Réponse courte : une dent de sagesse ne s’extrait pas au seul motif qu’elle est incluse. Les recommandations internationales réservent la chirurgie aux situations où une pathologie est constatée : carie non restaurable, infection, kyste, résorption ou épisodes répétés de péricoronarite. Lorsqu’aucun signe n’est présent, une surveillance régulière reste une option défendable, décidée avec vous.
Les dents de sagesse sont les dernières molaires à faire leur éruption, généralement entre la fin de l’adolescence et le début de l’âge adulte. L’espace disponible à l’arrière de la mâchoire est parfois insuffisant : la dent reste alors totalement incluse dans l’os, ou n’émerge que partiellement.
C’est cette position intermédiaire qui pose le plus souvent difficulté. Un capuchon de gencive recouvre une partie de la couronne, la brosse à dents n’atteint pas la zone correctement et la plaque s’y accumule. L’inflammation de ce capuchon porte un nom : la péricoronarite. Une dent mal positionnée peut aussi favoriser une carie sur la face arrière de la deuxième molaire, plus difficile à détecter et à restaurer.
Les recommandations du National Institute for Health and Care Excellence (NICE) limitent l’extraction chirurgicale des dents de sagesse incluses aux patients chez qui une pathologie est objectivée. Les situations retenues sont notamment les suivantes :
Le même texte précise que l’accumulation de plaque constitue un facteur de risque, mais qu’elle ne représente pas à elle seule une indication chirurgicale.
Un premier épisode de péricoronarite, sauf s’il est particulièrement sévère, n’est pas considéré comme une indication d’extraction. En revanche, un deuxième épisode ou des épisodes répétés sont retenus comme une indication appropriée. Concrètement, une gencive gonflée et douloureuse derrière la dernière dent justifie d’abord un examen, un nettoyage local et un traitement de l’infection ; la question de l’extraction se pose ensuite, à froid.
C’est la situation la plus fréquente, et celle où la décision est la moins tranchée. Une revue Cochrane publiée en 2020 a comparé l’extraction et la conservation des dents de sagesse incluses, asymptomatiques et sans pathologie. Ses auteurs concluent que les données disponibles ne permettent pas de déterminer laquelle des deux attitudes est préférable. Le lien évoqué entre conservation et risque parodontal sur la deuxième molaire voisine repose sur un niveau de certitude très faible.
La conséquence pratique est claire : en l’absence de preuve solide, la décision se construit avec le patient, à partir de son examen, de ses priorités et de son contexte. Si la dent est conservée, un contrôle clinique et radiographique à intervalles réguliers permet de repérer une évolution avant qu’elle ne devienne un problème.
L’évaluation commence par un examen clinique et une radiographie panoramique, qui montre la position de chaque dent de sagesse, son axe et son rapport avec les structures voisines. Lorsqu’une racine paraît proche du nerf alvéolaire inférieur, une imagerie tridimensionnelle peut être demandée avant de décider.
Entrent ensuite en ligne de compte votre âge, votre capacité à nettoyer la zone, vos antécédents d’infection, l’état de la deuxième molaire et, le cas échéant, un projet orthodontique. Les suites possibles d’une extraction doivent être expliquées avant l’intervention : douleur, gonflement et ouverture de bouche limitée pendant quelques jours, saignement, alvéolite, et pour les dents inférieures un trouble de la sensibilité de la lèvre ou de la langue, le plus souvent transitoire mais parfois durable. Selon la difficulté anticipée, l’intervention est réalisée au cabinet ou confiée à un chirurgien.
Il n’existe pas de règle universelle. Chaque dent est évaluée séparément. Le regroupement de plusieurs extractions dans une même séance dépend de leur position, du type d’anesthésie retenu et de votre organisation personnelle.
Les racines sont moins formées chez le sujet jeune, ce qui peut simplifier le geste. Cet argument ne transforme pas pour autant une dent saine et asymptomatique en indication d’extraction : c’est la présence d’une pathologie qui reste le critère de décision.
L’encombrement tardif des incisives inférieures a plusieurs causes possibles. Retirer une dent de sagesse dans ce seul but n’est pas soutenu par les recommandations actuelles.
Auteur : équipe du Cabinet Dentaire du Casino. Relecture médicale : Dr Pedro Elmano Matos, médecin-dentiste.
Ces informations sont générales et ne remplacent pas un examen clinique ni un diagnostic personnalisé.
Une gencive douloureuse à l’arrière de la mâchoire, une radiographie à interpréter ou simplement un avis avant de décider : appelez le 021 963 36 71 ou utilisez notre formulaire de rendez-vous. En cas de gonflement, de fièvre ou de difficulté à ouvrir la bouche, consultez sans attendre.