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Av du Casino 51
1820 Montreux
Horaire
lundi - vendredi : 09h - 18h
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Parodontite, choc, infection, bruxisme : les causes possibles d’une dent qui bouge chez l’adulte, quand consulter et ce qui se passe au cabinet.
Réponse courte : une dent d’adulte qui se met à bouger de façon perceptible mérite toujours un contrôle. La cause la plus fréquente est la parodontite, une inflammation qui détruit lentement l’os autour des dents, souvent sans douleur. Un choc, une infection ou un grincement des dents peuvent aussi l’expliquer. Seul un examen permet d’en trouver l’origine : consultez sans tarder, et le jour même après un choc ou en cas d’enflure.
La racine d’une dent est logée dans une cavité de l’os de la mâchoire, l’alvéole. Comme le décrit la Société suisse des médecins-dentistes (SSO), elle y est retenue par le ligament parodontal, un réseau de fibres qui relie la racine à l’os. Ce système autorise un très léger jeu, imperceptible au quotidien, qui amortit les forces de la mastication.
Si vous sentez nettement une dent bouger sous la langue ou le doigt, ou si elle semble avoir changé de position, c’est que ce soutien est fragilisé ou qu’il a été sollicité au-delà de ses capacités.
C’est la première cause à envisager. Selon la SSO, la plaque bactérienne qui n’est pas éliminée enflamme d’abord la gencive : c’est la gingivite. Sans traitement, l’inflammation peut gagner les tissus de soutien. Des poches se forment entre la gencive et la dent, puis l’os qui entoure la racine se résorbe. Avec le temps, les dents deviennent de plus en plus mobiles.
Le piège est que cette évolution est généralement lente, sur plusieurs années, et le plus souvent sans douleur. Des gencives qui saignent au brossage, des gencives qui se rétractent ou une mauvaise haleine persistante sont souvent les premiers signaux. La SSO cite parmi les facteurs de risque une hygiène bucco-dentaire insuffisante, le tabagisme intense, le diabète et un système immunitaire affaibli.
Une chute, un coup ou un accident de sport peut ébranler une dent ou la déplacer dans son logement, même sans fracture visible. La dent peut alors bouger, être sensible au toucher ou paraître légèrement décalée. Une dent déplacée ou ébranlée par un choc relève de l’urgence dentaire. Si elle est aussi abîmée, notre article sur la dent cassée ou fissurée détaille les premiers gestes.
Un abcès dentaire peut fragiliser les tissus qui entourent la racine et rendre la dent mobile. Il s’accompagne souvent d’une douleur, d’une enflure de la gencive ou de la joue, parfois de fièvre. Ces signes demandent une consultation le jour même.
Serrer ou grincer des dents, souvent la nuit, impose aux dents des forces bien supérieures à celles de la mastication. Chez certaines personnes, cette surcharge peut contribuer à une mobilité, en particulier lorsque les tissus de soutien sont déjà affaiblis. Le bruxisme se repère aussi à l’usure de l’émail ou à des douleurs de la mâchoire au réveil.
Pendant un traitement par appareil fixe ou par aligneurs, les dents sont déplacées volontairement et une légère mobilité passagère fait partie du processus. Si elle vous paraît inhabituelle ou s’accompagne de douleurs, parlez-en au praticien qui suit votre appareil dentaire.
Une dent qui bouge ne se surveille pas seul à la maison. Le degré d’urgence dépend surtout des circonstances :
En dehors des heures d’ouverture du cabinet, le canton de Vaud dispose d’un service d’urgence dentaire, joignable au 0848 133 133 selon la liste publiée par la SSO. Retrouvez aussi nos informations sur les urgences dentaires à Montreux.
Le médecin-dentiste commence par vous interroger : depuis quand la dent bouge, après quel événement, avec ou sans douleur, et quel est votre état de santé général. Il examine ensuite la dent et ses voisines, évalue le degré de mobilité et mesure la profondeur des poches autour des dents à l’aide d’une sonde fine.
Des radiographies dentaires permettent souvent de voir le niveau de l’os autour de la racine, une infection ou une fracture invisible à l’œil nu.
La suite dépend entièrement de la cause trouvée. Une parodontite demande un traitement de fond, avec un nettoyage approfondi des poches, souvent mené avec l’hygiéniste dentaire, puis un suivi régulier. Une dent ébranlée par un choc peut devoir être repositionnée et maintenue temporairement contre ses voisines. Un bruxisme peut conduire à proposer une gouttière. Dans certains cas avancés, la dent ne peut pas être conservée : cette décision se prend après examen et discussion des options, jamais à distance.
La prévention de la parodontite repose sur des gestes réguliers : un brossage au moins deux fois par jour avec un dentifrice fluoré, un nettoyage quotidien des espaces interdentaires, des contrôles dentaires et des séances d’hygiène professionnelle adaptées à votre situation. Arrêter ou réduire le tabac et bien équilibrer un diabète font aussi partie de la prise en charge. Lors des sports de contact, une protection dentaire limite le risque de choc.
Cela dépend de la cause. Lorsque la mobilité vient d’une inflammation des gencives, d’une infection ou d’une surcharge, traiter la cause peut améliorer la stabilité de la dent. En revanche, l’os perdu à cause d’une parodontite ne se reconstitue pas de lui-même. Seul un examen permet d’évaluer ce qui peut être attendu dans votre cas.
L’absence de douleur ne signifie pas l’absence de problème. La SSO rappelle que la parodontite évolue le plus souvent sans douleur, parfois pendant des années. Un contrôle permet d’en avoir le cœur net.
Pas nécessairement. Selon la cause et l’état de l’os, une dent mobile peut souvent être traitée et suivie. L’extraction n’est envisagée que lorsque la dent ne peut plus être maintenue, après un examen complet et une discussion des alternatives.
Lorsque la mobilité touche plusieurs dents, une atteinte des tissus de soutien comme la parodontite est l’une des premières hypothèses à vérifier. Prenez rendez-vous pour un bilan des gencives sans attendre votre prochain contrôle.
L’assurance de base (LAMal) ne prend pas en charge les soins dentaires courants. Elle n’intervient que dans des situations définies par l’ordonnance sur les prestations (OPAS, art. 17 à 19a), par exemple une maladie grave et non évitable du système de la mastication. Après un choc, annoncez rapidement l’accident à votre assurance. Une assurance complémentaire peut participer selon votre contrat. Pour les patients privés, les soins sont facturés selon le tarif DENTOTAR® : un devis personnalisé vous est remis avant tout traitement important, voir nos tarifs.
Auteur : équipe du Cabinet Dentaire du Casino. Relecture médicale : Dr Pedro Elmano Matos, médecin-dentiste.
Ces informations sont générales et ne remplacent pas un examen clinique ni un diagnostic personnalisé.
Une dent qui bouge ? Pour en trouver la cause, appelez le 021 963 36 71 ou utilisez notre formulaire de rendez-vous.