Dentiste montrant une radiographie panoramique dentaire à une patiente dans un cabinet dentaire moderne à Montreux

Radiographies dentaires : à quoi elles servent et à quelle fréquence

Réponse courte : une radiographie dentaire permet au dentiste de voir ce qui échappe à l’examen visuel : entre les dents, sous la gencive, dans l’os. Elle est utile pour le diagnostic et la planification d’un traitement. Sa fréquence n’est pas fixe : elle est décidée au cas par cas selon votre risque carieux, l’état de vos gencives et l’historique de vos soins.

À quoi sert une radiographie dentaire ?

Une grande partie des lésions dentaires commence dans des zones invisibles à l’œil nu : entre deux dents, sous une ancienne obturation ou sous la gencive. Selon la Société Suisse des Médecins-Dentistes (SSO), la radiographie est indispensable pour poser un diagnostic et, le cas échéant, planifier un traitement. Sans elle, une carie débutante entre deux molaires ou une atteinte de l’os autour d’une racine peut rester invisible plusieurs mois.

La radiographie intervient à plusieurs moments : lors d’un contrôle pour repérer une carie ou une atteinte parodontale, avant un traitement de racine pour visualiser la forme des canaux, puis pendant et après ce traitement pour vérifier que l’instrument atteint bien l’extrémité de la racine et que l’obturation ferme le canal de façon hermétique. Elle est également utile avant d’envisager un implant, afin d’évaluer la quantité d’os disponible.

Quels types d’examens existe-t-il ?

Les techniques utilisées en cabinet dentaire vont de la simple radiographie unitaire, centrée sur une ou deux dents, jusqu’à des examens plus larges comme le panoramique, qui donne une vue d’ensemble des deux mâchoires. Dans certaines situations, en particulier avant la pose d’implants, un examen tridimensionnel peut être demandé pour mieux visualiser le volume osseux. Le choix de la technique dépend toujours de la question clinique posée, pas d’une routine systématique.

La radioprotection : un principe encadré

La radiologie dentaire suit un principe simple, rappelé par la SSO : aussi peu que possible, mais autant que nécessaire. L’exposition liée à un cliché dentaire est très faible, et elle a encore diminué ces dernières années grâce aux capteurs numériques, plus sensibles que les anciens films argentiques.

En Suisse, seuls les médecins-dentistes et le personnel qualifié ayant réussi un examen de radioprotection sont autorisés par l’Office fédéral de la santé publique à réaliser ces examens. Les appareils utilisés sont soumis à des contrôles de qualité réguliers. Si vous êtes enceinte ou dans une situation particulière, signalez-le à l’équipe soignante avant tout examen : cela permet d’adapter la décision et, si un cliché est nécessaire, de prendre les précautions d’usage.

À quelle fréquence faut-il en faire ?

Il n’existe pas d’intervalle universel. La fréquence est réévaluée à chaque contrôle dentaire en fonction de plusieurs éléments : votre risque de carie, l’état de vos gencives, la présence d’anciennes obturations ou couronnes à surveiller, vos symptômes éventuels et le temps écoulé depuis le dernier cliché. Un patient avec un risque carieux faible et des gencives saines aura besoin de radiographies bien plus espacées qu’un patient suivi pour une maladie parodontale ou un traitement en cours.

C’est une décision prise conjointement, lors du contrôle dentaire régulier, et non selon un calendrier fixe imposé à tous les patients.

Comment se déroule l’examen ?

Pour un cliché unitaire, un petit capteur est placé quelques secondes dans la bouche, au niveau de la ou des dents concernées, pendant que vous portez un tablier de protection. Pour un panoramique, l’appareil tourne autour de la tête sans rien placer dans la bouche : il suffit de rester immobile une dizaine de secondes, mors serré sur un embout. Le résultat est disponible immédiatement à l’écran, ce qui permet au dentiste de vous montrer et d’expliquer ce qui a été observé le jour même.

Ce qu’il est utile de signaler avant l’examen

Quelques informations, données avant la prise du cliché, permettent à l’équipe soignante d’adapter la prise en charge :

  • Une grossesse en cours ou possible
  • Un réflexe nauséeux marqué ou une appréhension particulière face à l’examen
  • Un cliché déjà réalisé récemment ailleurs, pour éviter un doublon inutile
  • Toute difficulté à rester immobile quelques secondes, par exemple chez un jeune enfant

Si l’appréhension face aux soins dentaires en général vous concerne, des solutions existent pour rendre la séance plus confortable.

Questions fréquentes

Une radiographie dentaire est-elle dangereuse ?

L’exposition est très faible et encadrée par un principe de radioprotection strict. Le dentiste ne prescrit un cliché que lorsqu’il apporte une information utile au diagnostic ou au traitement.

À quelle fréquence faut-il faire des radiographies dentaires ?

Il n’y a pas de fréquence fixe applicable à tous. Elle dépend de votre risque carieux, de l’état de vos gencives et de votre historique de soins, réévalués à chaque contrôle.

Peut-on refuser une radiographie ?

Vous pouvez toujours en discuter avec votre dentiste. Sachez cependant qu’un diagnostic ou un traitement peut être limité sans cet examen lorsqu’il est cliniquement nécessaire.

Sources et références


Auteur : équipe du Cabinet Dentaire du Casino. Relecture médicale : Dr Pedro Elmano Matos, médecin-dentiste.

Ces informations sont générales et ne remplacent pas un examen clinique ni un diagnostic personnalisé.

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